La potentielle euthanasie de Baxter, le chien qui avait griffé le petit garçon à Préverenges, en décembre 2009.

Concerne : La potentielle euthanasie de Baxter, le chien qui avait griffé le petit garçon à Préverenges, en décembre 2009.


Madame, Monsieur,

Je me permets au nom du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) de vous écrire concernant la potentielle euthanasie de Baxter, le chien qui avait griffé le petit garçon à Préverenges, en décembre 2009.

La décision d’exécuter ce chien de Mme De Quattro est dénué de sens et, démontre une impéritie sans bornes dans le domaine canin et ce qui s’y rapporte. Il s’agit purement et simplement d’une décision politique faite pour caresser un certain public apte à entendre un discours cynophobe.

Oui le chien n’était pas annoncé à l’office compétent, mais de là à vouloir éliminer un animal « pour l’exemple » comme le disait Mme De Quattro dans les médias de ce jour, rappel de bien mauvais souvenirs au niveau humain et peut faire peur !
Le chien a voulu en décembre passé « dire bonjour »… on en fait un cerbère assoiffé de sang !
Oui, un chien ne devrait pas se dresser sur une poussette ou même sauter sur les gens, même pour leur témoigner de l’affection, mais beaucoup de chiens le font, non pas par agressivité ou pour mordre, mais naturellement, comme avec leurs congénères.

En effet, à l'hôpital, si une plaie bénigne est soignée au visage du petit enfant, aucune lésion à l'œil n’est constatée. L'enfant est renvoyé à la maison.
Plusieurs jours plus tard, l’enfant est réadmis à l’hôpital pour surinfection en lien avec sa blessure. Mais bien évidement, il serait dommage de laisser penser à une erreur du médecin traitant ou, qu’un pitbull puisse être certes, brusque, mais pas un tueur d’enfants...il faut poursuivre l’acharnement médiatique et pousser le bouton de la peur et de la cynophobie à son paroxysme chez les béotiens!

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la police voyant que la blessure de l'enfant était sans gravité et, que le chien étant joueur et pondéré, l'ont rapporté à sa propriétaire.


Si la police avait jugé que le chien avait mordu ou, que la blessure était grave, de plus encore sachant que le chien était listé comme « chien dangereux » dans le canton de Vaud, ils l'auraient confisqué sans ménagement et sans autres discours.

Ce n'est que quarante-huit heures après ces événements, alors que le bébé est à nouveau pris en charge par l’hôpital suite à une infection, que le terme de morsure est employé pour la première fois, par le médecin en charge de l’enfant, soi-disant pour faire de la prévention... donc on séquestre le chien d’une dame et de ce fait, on relance une nouvelle « chasse aux sorcière » juste par prévention ?
Mme De Quattro ajoute même sur les ondes de la RSR ce jour, que ce chien ayant passé beaucoup de temps en fourrière, il pourrait se montrer dangereux…mais qui a demandé son placement ?

Je crois qu’on atteint là le paroxysme de la bévue gratuite et abjecte.

Le juge d'instruction en charge de l'affaire dit encore dans « le Matin Dimanche » du 7 mars : “On n'ose imaginer ce qui se serait passé pour Bleon si Baxter (le chien) avait vraiment attaqué...”
C’est un fait, si chacune des griffures faites par des chiens se transformaient en attaques prédatrices, quelle hécatombe journalière vivrions-nous !

Mais peut-être est-il utile de rappeler qu’un chien ne mord jamais sans raison et, moins encore si rien à été fait pour l’y pousser !

Pour finir, on peut remarquer que l’émotionnel et le sensationnalisme prime une fois de plus chez certains politiques, plutôt que le pragmatisme, avant de dire des choses erronées et approximatives, menant à une exécution pure et simple d’un animal qui a été jugé non dangereux par les spécialistes canins vaudois.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.


Pierre Boegli


Président du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)

Suite à l'acceptation du conseil des états pour une loi sur les chiens uniforme en Suisse

Courrendlin, le lundi 29 mars 2010

Madame, Monsieur,

Dès le jour du tragique accident d'Oberglatt, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) a défendu une position claire : toutes les mesures pouvant réellement améliorer la sécurité de la population vis-à-vis des chiens doivent être soutenues, pour autant qu'elles soient pratiquement réalisables et non discriminantes. Dans ce contexte, le G.S.A.M. soutient toutes les propositions faites pour améliorer l'élevage et la garde des chiens de toutes races, ainsi que celles visant à sensibiliser et à responsabiliser les détenteurs.

Mais comme nous le craignions, certains cantons s’accrochent aujourd’hui à leur liste de race de chiens dits dangereux et, refusent une loi uniforme en Suisse prétextant que la catégorisation des races à un effet dissuasif et diminue le nombre de chiens listés.
Il en est tout autrement, comme dans nos pays voisins qui ont également mis certaines races à l’index.
En exemple la France, qui à une loi depuis 1999 devant éliminer les pitbulls sur le territoire français, à depuis une recrudescence de labradors croisés, de boxers croisés ou, de chiens simplement enregistré comme « x ou y ». Car il n’existe aucun test pour déterminer la race d’un chien aujourd’hui.
Genève commence à connaître le même genre de phénomène, tout comme le Valais. Ces 2 cantons disent avoir fait baisser le nombre de « molosses » avec leur loi respective, mais il y a simplement un enregistrement de chiens sous d’autres pedigrees.

Dans ce sens, une loi catégorisant la gente canine est insociable et surtout périlleuse pour plusieurs raisons :

- Sachant qu’il n’existe aucun test pour déterminer la race d’un chien, plus personne ne prendra un chien avec pedigree parmi les chiens listés issus d’un élevage reconnu et contrôlé. Le futur maître se tournera vers un chien issu d’élevages amateurs qui pullulent depuis que plusieurs cantons soumettent certaines races à des conditions. Cette pratique diminue, certes le nombre de races dites potentiellement dangereuses, mais fait exploser le nombre de bâtards qui, eux, ne sont absolument pas contrôlés.

- Les personnes qui choisissaient certaines races de chiens pour leur dangerosité supposée, souvent en raison d’une sur médiatisation, se tourneront vers des croisements non contrôlés par la S.C.S.

- Lister 12 ou 14 races sur 355 existantes est une utopie en matière de prévention des morsures. Tous les molossoïdes et terriers de type bull représentent moins de 8% des morsures graves en Suisse et plus de 70% (80% avec les bâtards) des races présentent sur le territoire Suisse.

- L’application d’une loi où chaque décision pourra être dénoncée du fait de l’impossibilité de démontrer l’appartenance d’un chien à une race posera des problèmes insolubles.

- Effectivement, il s'avère impossible d'appliquer concrètement une loi lorsque ses dispositions incluent les chiens issus de croisements, étant donné l'absolue impossibilité de déterminer scientifiquement l'appartenance ou non d'un individu à une race donnée. Il sera impossible d'établir de manière incontestable si un chien est un Pitbull, un Pitbull croisé ou un Boxer croisé Pointer, pour ne prendre que cet exemple. De plus, il est malheureusement très simple d’enlever la puce électronique d’un chien et d’en faire implanter une nouvelle dans un pays limitrophe de la Suisse ; ceci pour la moitié de la taxe imposée dans le canton de Vaud, par exemple.

Ces faits conduisent à des situations telles que celles qui sont apparues dans les Länder allemands ayant décrété des mesures restrictives à l'encontre des Pitbulls et de leurs croisements et où la loi a eu pour conséquences de voir émerger soudainement une population de Boxers croisés Pointers que rien ne distingue extérieurement du Pitbull. Ailleurs, comme en France, l'établissement de listes de races prohibées a provoqué un engouement marqué pour des races apparentées mais ne figurant pas dans la loi. Il est vraisemblable que l'extension des listes établies de manière à inclure les races émergentes ne conduirait qu'à un nouveau déplacement du phénomène. En effet, il existe et il existera toujours une race de substitution à celles qui sont interdites par une liste qui ne mentionne qu'un nombre fini de races.

De plus, s'il n'existait pas une telle race de substitution, quiconque la souhaite n'aurait aucune difficulté à la créer.

Que certains cantons, pour des questions d’autonomie cantonale, veuillent refuser une loi fédérale est compréhensible, mais périlleux et contreproductif.
Devons-nous, parce que les cantons sont libres d’appliquer leur propre « cuisine » en Suisse, mettre en péril le travail de plus d’un siècle de sélection canine ? et renoncer à des chiens de famille parfaitement en adéquation avec ce que réclame notre société urbaine et contemporaine ?

Enfin, rappelons que les Pays-Bas, l’Angleterre, le Canada et l’Italie sont revenus sur leur idée de mettre des races à l’index pour les simples raisons ci-après :

Résultats d'études réalisées à l'université de Hanovre.

Le Land de Niedersachs (Allemagne) figure parmi les régions ou pays qui ont édicté des lois basées sur des listes de races. Le gouvernement de cette région a établi deux catégories différentes de chiens soumises à conditions, en raison d'un degré de dangerosité prétendument différent. Les chiens dits "dangereux" ont l'obligation de se soumettre à un test de comportement officiel.

L'université de Hanovre a réalisé diverses études afin de déterminer si les résultats obtenus étaient différents en fonction des catégories de chien. Une première étude (A. Mittmann) réalisée sur 415 chiens a établi que seuls 5 % des chiens "dangereux" testés présentaient un comportement d'agression inadéquat, dont un seul était pathologique. L'étude conclut que l'obligation de soumettre l'ensemble des chiens "listés" au test officiel n'est pas justifiée.

Une deuxième étude (A. Böttjer) compare les résultats obtenus au test officiel par les deux catégories de chiens "listés" en ce qui concerne les réactions d'agression intraspécifique. Cette étude indique qu'il n'y a aucune différence entre les six races/types de chiens et conclut qu'il n'y a aucune raison de les considérer différemment en ce qui concerne leur dangerosité (donc qu’il n'y a donc pas de raison de créer de sous-catégories).

Enfin, une troisième étude (T. Johann) a comparé les résultats obtenus pour ce test par les chiens listés à ceux qui sont obtenus par 70 Retrievers. Il n'apparaît aucune différence significative entre les deux groupes.

En résumé, ces études concluent que les tests d'agressivité réalisés ne mettent en évidence aucune différence entre le type Pitbull, la race Rottweiler et la race type Retriever/Labrador.

Résultat d’études réalisées en Grande-Bretagne.

La Grande-Bretagne été parmi les premiers pays à avoir introduit une législation (Dangerous Dog Act) définissant des mesures d’interdiction à l’encontre de plusieurs races (1991).

Une étude a été consacrée à l’évaluation de l’efficacité de cette loi (Klaassen et Al., 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et deux ans après son entrée en vigueur (1998-1999). Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si « la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n’a pas été atteint ».

L’enquête faite en 2007 démontre qu’une loi sur les chiens dangereux touchant des races et pas l’ensemble des chiens est complètement inappropriée. Ce qui est mis en évidence par l’augmentation des hospitalisations suite à des morsures de chien malgré la nouvelle législation :
+ 43 % en quatre ans sur l'ensemble du pays
+ 119 % à Londres pour la même période
+ 20 % chez les enfants sur l'ensemble du pays
+ 58 % pour les adultes sur l'ensemble du pays
Et aussi 458 % d’augmentation des combats entre chiens sur l'ensemble du pays.
(Source: The Greater London Authority, Metropolitan Police, RSPCA and Battersea Dogs' Home)

Pour toutes ces raisons, nous somme absolument opposés à l’article défendant que les cantons puissent édicter des dispositions plus strictes visant la protection des êtres humains et des animaux contre les dangers provenant des chiens. Un tel article est purement et simplement impossible à imposer aux citoyens suisses, et plus encore, aux touristes. Qui serait à même de connaître et de suivre 26 règlements différents ?

De plus, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) estime qu’il est absurde et périlleux de laisser la liberté aux cantons de prévoir une législation particulière, et dans certains cas discriminante envers certaines races, concernant la taille ou le poids d’un chien. La loi fédérale se doit d’être appliquée par les cantons ; ni plus, ni moins.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.





Pierre Boegli
Président du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)

L’affaire de l’enfant prétendument mordu le 9 décembre 2009 à Préverenges.

Courrendlin, le dimanche 7 mars 2010


Concerne : L’affaire de l’enfant prétendument mordu le 9 décembre 2009 à Préverenges.

Madame, Monsieur,

Je me permets au nom du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) de vous écrire concernant l’affaire du petit Bléon, enfant blessé à Préverenges le 9 décembre 2009, en réponse aux allégations proférées contre le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) et certaines personnes pragmatiques qui n’ont pas voulu croire en cette nouvelle controverse crasse et inique.

Dès le début de la polémique mise en œuvre par certains « dits » journalistes, plus à même à écrire des billevesées nauséabondes et populistes dans certains journaux qu’à faire un travail d’investigation quand il s’agit d’un accident canin, ces mêmes journalistes profèrent des mensonges qui alimentent encore un peu plus la psychose canine qui sévit depuis quelques temps, tout en voulant discréditer l’association que nous sommes.
De plus, en voyant la mère à la télévision le soir du 3 février 2010, on pouvait à juste titre se méfier et penser avec raison que ce simple accident allait engendrer un procès pugilatoire d’une race canine et à ceux qui défendent le chien pour ce qu’il est : un compagnon et un allié de l’homme depuis des siècles.

Les dires de la mère de l’enfant accidenté étaient prévisiblement et en tous points de vue erronés.
La logique la plus simple permet de comprendre qu’un chien de bonne corpulence (pitbull ou tout autre chien du même gabarit), aurait fait bien plus de dégâts qu’une ecchymose en dessus de l’œil s’il avait réellement mordu.
En effet, à l'hôpital, si quatre plaies bénignes sont soignées, aucune lésion à l'œil n’est constatée. L'enfant est renvoyé à la maison. Mais bien évidement, il serait dommage de laisser penser qu’un pitbull puisse être certes, brusque, mais pas un tueur d’enfant...il faut continuer l’acharnement médiatique et pousser le bouton de la peur et de la cynophobie à son paroxysme chez les béotiens!


Le chien a voulu lui « dire bonjour »… on en fait un cerbère assoiffé de sang !
Oui, un chien ne devrait pas se dresser sur une poussette ou même sauter sur les gens, même pour témoigner de l’affection, mais beaucoup de chiens le font et sautent parfois sur les gens pour leurs faire la fête, non pas par agressivité ou pour mordre, mais naturellement, comme avec leurs congénères.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la police voyant que la blessure de l'enfant était sans gravité et, que le chien étant joueur et pondéré, qu’ils l'ont rapporté à sa propriétaire.
Si la police avait jugé que le chien avait mordu ou, que la blessure était grave, de plus encore sachant que le chien était listé comme « chien dangereux » dans le canton de Vaud, ils l'auraient confisqué sans ménagement et sans autre discours.

Ce n'est que quarante-huit heures après ces événements, alors que le bébé est à nouveau pris en charge par l’hôpital suite à une infection, que le terme de morsure est employé pour la première fois, par le médecin en charge de l’enfant, soi-disant pour faire de la prévention... donc on séquestre le chien d’une dame et de ce fait, on relance une nouvelle « chasse aux sorcières » juste par prévention ? Je crois qu’on atteint là le paroxysme de la bévue gratuite et abjecte.

Le juge d'instruction en charge de l'affaire dit encore dans « le Matin Dimanche » du 7 mars : “On n'ose imaginer ce qui se serait passé pour Bleon si Baxter (le chien) avait vraiment attaqué...”
C’est un fait, si chacune des griffures faites par des chiens se transformaient en attaques prédatrices, quelle hécatombe journalière vivrions-nous !

Mais peut-être est-il utile de rappeler qu’un chien ne mord jamais sans raison et, moins encore si rien n’a été fait pour l’y pousser !

Pour finir, on peut remarquer que l’émotionnel et le sensationnalisme primes une fois de plus dans une certaine presse et chez certains politiques, plutôt que le pragmatisme et l’investigation avant d’écrire et dire des choses erronées et approximatives.



Mais comment se fait-il me direz-vous alors qu’on ne puisse pas sortir du carcan pithiatique de la cynophobie simpliste ?

Car à force de vouloir des lois « anti-chiens », on voit ce qui se passe avec les SPA des cantons pratiquant la discrimination canine et, qui va payer au bout du compte ?

Nous, simples citoyens n’ayant pas voulu ces lois !

Il est évident que le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) ne pouvait rester insensible à cette affligeante et honteuse affaire, ce pourquoi je me permets de vous communiquer cette missive.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.



Pierre Boegli

Président du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)

Il semble que ça va dans le bon sens au niveau fédéral

Il semble que ça va dans le bon sens au niveau fédéral :

L’art. 13 du projet de loi transmis par le Conseil national permet aux cantons d’édicter des dispositions plus strictes pour la protection des êtres humains et des animaux contre les dangers provenant des chiens. Cet article a fait l’objet d’une discussion approfondie au sein de la commission. Dans le cadre d’une récente consultation, 22 cantons avaient indiqué à la commission qu’ils estimaient qu’il ne serait pas possible, ou tout au moins très difficile, d’assurer une bonne coordination entre différentes lois cantonales sur les chiens ; 17 CANTONS SE DECLARAIENT PRETS A RENONCER A INTRODUIRE DES DISPOSITIONS PLUS STRICTES OU COMPLEMENTAIRES AU CAS OU LES CHAMBRES FEDERALES ADOPTERAIENT UNE LOI FEDERALE SUR LES CHIENS. PAR 4 VOIX CONTRE 3 et 2 abstentions, LA CSEC-E A DONC JUGE QUE LES CANTONS NE DEVRAIENT PAS DISPOSER DE LA COMPETENCE LEGISLATIVE QUE PREVOIT L’ART. 13 DU PROJET DU CONSEIL NATIONAL. La commission considère pourtant que certaines exceptions devraient être possibles, par exemple pour autoriser les cantons à désigner CERTAINES ZONES COMME INTERDITES AUX CHIENS, A SIGNALER LES LIEUX OU, DANS L’ESPACE PUBLIC, LES CHIENS DOIVENT OBLIGATOIREMENT ETRE TENUS EN LAISSE, OU ENCORE A SOUMETTRE A AUTORISATION LE CHANGEMENT DE DETENTEUR DES CHIENS DRESSES AU MORDANT. PAR 8 VOIX CONTRE 1, LA COMMISSION A DEMANDE QU’IL SOIT PRECISE DES L’ART. 1 QUE LA LOI SUR LES CHIENS VISE AUSSI A INTRODUIRE DES NORMES HOMOGENES, EGALEMENT APPLICABLES DANS TOUS LES CANTONS, afin de protéger les êtres humains et les animaux contre les dangers provenant des chiens.

L’affaire de l’enfant prétendument mordu le 9 décembre 2009 à Préverenges.

Concerne : L’affaire de l’enfant prétendument mordu le 9 décembre 2009 à Préverenges.

Madame, Monsieur,

Je me permets au nom du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) de vous écrire concernant l’affaire du petit Bléon, enfant blessé à Préverenges le 9 décembre 2009.

En voyant la mère a la télévision le soir du 3 février 2010, ainsi que dans tous les journaux depuis l'année dernière et, la psychose canine qui sévit depuis quelques temps, on pouvait à juste titre se méfier.

Elle affirme que son enfant a été mordu par un pitbull et, c'est à tous points de vue erronés.
La logique la plus simple permet de comprendre qu’un chien de bonne corpulence (pitbull), aurait fait bien plus de dégâts qu’une ecchymose en dessus de l’œil s’il avait réellement mordu.

Le chien a voulu lui « dire bonjour » et, en sautant sur la poussette, il a malencontreusement posé ses deux pattes sur l'enfant. Sans le vouloir, il l’a griffé juste en dessus de l'œil et, sur la paupière. Il est joueur et saute sur les gens pour leur faire la fête, comme le font bien des chiens et non pas par agressivité ou pour mordre.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la police voyant que la blessure de l'enfant était sans gravité et, le chien étant joueur et pondéré, ils l'ont rapporté à sa propriétaire.

Si la police avait jugé que le chien avait mordu ou, que la blessure était grave, de plus encore sachant que le chien était listé comme « chien dangereux » dans le canton de Vaud, ils l'auraient confisqué sans ménagement et sans autres discours.

La mère a trouvé là un bon prétexte pour paraître dans tous les médias et même à la télévision.
Ce qu'elle veut par tous les moyens, obtenir de l'argent semble-t-il.
C'est la raison pour laquelle elle dépose plainte contre la police, la propriétaire du chien, celle qui le promenait, le vétérinaire cantonal et, je ne sais qui encore.
Elle veut également l’euthanasie du chien qui voulait juste « câliner » le bébé.
De plus, elle a arrêté de travailler prétextant qu'elle ne peut plus laisser son enfant, car ils vivent l'enfer :

- Le bébé ne dort plus.
- Il se mord.
- Il se donne des coups.
- Il SE MET LE DOIGT DANS LA GORGE POUR SE FAIRE VOMIR.

Avez-vous déjà vu un bébé se mettre le doigt dans la gorge pour se faire vomir ?
C’est juste une ineptie erronée.

Soit disant, il refuse de s’alimenter, mais depuis le temps, ne serait-il pas hospitalisé et suivi médicalement, autant bien au niveau nutritionnel que pédopsychiatrique ?
Etonnamment, pourquoi n’a-t-elle pas montré son bébé lors du téléjournal du 3 février ?
Serait-ce parce que le petit Bléon va bien et, que l'on ne voit plus aucune blessure ?
Il n’y a pas de hasard si les médias nous montrent toujours la photo où il a une petite compresse.

Si le petit Bléon avait toute sa tête dans la gueule du chien, comme elle l'a prétendu dans le journal télévisé, il est évident et incontestable qu’il aurait eu tout le visage arraché ou, des morsures ailleurs qu’à l'arcade sourcilière et la paupière.

En tout les cas, d'après le Président de la SVPA (Société Vaudoise pour la Protection des Animaux) qui a vu le bébé, on ne voit plus rien et il va bien. Il n'a pas l'air terrorisé et démontre être un bébé tout à fait en forme et sans stigmates psychologiques ou physiques.

L’autorité vétérinaire a voulu faire plusieurs articles pour contrer ces mensonges, mais les médias n'ont pas voulu entrer en matière.

Evidement ils préfèrent des articles chocs pour leur « Une », ça fait vendre…

Il semblerait intéressant que le Président de la SVPA aille au TJ de 19h30 et qu'ils disent la réalité des choses, mais lui ne peut rien faire. C'est l'Etat qui doit réagir et faire taire ces calomnies. Il va d'ailleurs le proposer au vétérinaire cantonal. Affaire à suivre…

Il est évident que le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) ne peut rester insensible à cette affligeante et honteuse affaire, ce pourquoi je me permets de vous communiquer cette missive.

Position du G.S.A.M. concernant la votation du 7 mars 2010 - Initiative populaire "Contre les mauvais traitements envers les animaux"

Madame, Monsieur,

Par la présente, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) prend position concernant la votation du 7 mars 2010 concernant L’initiative populaire «Contre les mauvais traitements envers les animaux et pour une meilleure protection juridique de ces derniers. »
Cette initiative visant à obliger les cantons à mettre en place un avocat de la protection des animaux lorsque leurs droits fondamentaux sont bafoués.

Nous soutenons cette initiative pour plusieurs raison :

- Depuis sa mise en place, la nouvelle loi sur la protection des animaux n’est appliquée dans la plupart des cantons que lacunairement et de manière totalement dérisoire. Un conducteur se verra condamné plus gravement s’il fait un excès de vitesse que s’il torture son chien.
- Dans la procédure pénale actuelle, seul celui qui maltraite les animaux dispose du droit de consulter les dossiers, d’être représenté par un avocat et d’attaquer un jugement.
- Les lésés en revanche, c’est-à-dire les animaux et les organisations de protection animale, ne disposent de rien de tout cela lorsqu’ils dénoncent un cas de mauvais traitement et n’ont pas le droit à la parole.
- N’importe qui pouvant utiliser son animal afin de satisfaire des pulsions de violence ou de supériorité personnels en conditionnant son chien à l’agressivité gratuite, hélas plongeant comme ces temps-ci certaines races de chiens parfaitement adaptées à la vie citadine et familiale (chiens listés), dans une psychose collective.
- Dans notre société dite civilisée, il est inconcevable de ne pas punir de manière exemplaire et juste celles et ceux qui maltraitent les animaux. Il est en effet urgent que la mascarade s’arrête et qu’un avocat de la protection des animaux puisse apporter une vraie justice !

Je vous remercie de votre attention et reste bien entendu à votre disposition pour toutes questions ou entretiens.
Je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.

Pierre Boegli
Président du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)

Consultation des cantons pour une loi fédérale sur les chiens

Texte soumis à la consultation: http://www.admin.ch/ch/f/ff/2009/3131.pdf

Concerne : Consultation des cantons concernant le projet de loi fédéral sur les chiens - Avis et appréciation du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) -


Madame, Monsieur,

Je vous soumets ci-dessous l’avis de notre association concernant le projet de loi fédéral soumis aux cantons pour consultation.

D’une manière générale, nous acquiesçons l'ensemble des articles qui ne sont pas commentées.

Nous pensons qu’il faudrait abroger ou modifier certains articles :

Obligation d’annoncer

Art. 4 al. 2 : L’obligation d’annoncer s’applique également au détenteur si le chien a gravement blessé des êtres humains ou des animaux.

Il nous semble impensable de demander à la personne fautive de part le comportement de son chien, de « s’autodénoncer ». C’est comme si l’on demandait à une personne ayant dépassé une vitesse réglementaire routière, d’appeler la police pour donner son nom, son immatriculation et l’endroit de son propre délit.

Enregistrement des élevages

Art. 9 : Le Conseil fédéral peut exiger que les chiens de certains types de races ne soient sélectionnés en élevage que dans des élevages enregistrés par le canton.

Il nous semble impensable que la notion de types de races « à contrôler plus assidument » refasse surface dans ce projet de loi.
Nous pensons que cet article devrait être abrogé ou, rédigé comme tel :

Art. 9 : Élevages canins

Élevages amateurs :

al. 1a. Est considéré comme éleveur quiconque possède une chienne ayant mis bas.
al. 2a. Obligation d'annoncer une portée dans les 10 jours suivant la naissance, quelle que soit la race ou le croisement.
al. 3a. Suite à l'annonce de la portée, contrôle de cette dernière par l'Office Vétérinaire Cantonal.
al. 4a. Sanctions sévères si l'annonce n'est pas faite.

Élevage professionel:

al. 1b. Toute importation doit se faire après une demande faite auprès de l'Office Vétérinaire Cantonal du lieu d'habitation du futur acquéreur.
al. 2b. Le chien devra provenir d'un élevage produisant des chiens inscrits à un Livre des Origines.
al. 3b. L'adoption d'un chien à l'étranger ne pourra se faire qu'auprès d'une société de protection des animaux.

Droit cantonal

Art. 13 : Les cantons peuvent édicter des dispositions plus strictes pour la protection des êtres humains et des animaux contre les dangers provenant des chiens.

Nous somme absolument opposé à cet article, sachant que les cantons réclame à corps et à cris des mesures fédérales depuis plus de 4 ans, qu’il est purement et simplement impossible de demander aux citoyens suisses et de plus encore, aux touristes, de connaître et de suivre 26 règlements différents.
De plus, le projet de loi fédéral sur les chiens s'inspirant largement des dispositions déjà en vigueur dans l'ordonnance sur la protection des animaux et déjà très complet, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) pense qu’il est absurde et périlleux de laisser la liberté aux cantons de prévoir une législation souveraine et dans certains cas, discriminante envers les races, la taille ou le poids du chien. La loi fédérale se doit d’êtres suivi par les cantons, ni plus, ni moins.

Je reste très volontiers à votre disposition pour toutes informations complémentaires et, vous prie de recevoir au nom du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.), Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.


Pour le G.S.A.M.
Pierre Boegli, Président

Applique dentaire canine

Quatre ans avant le jour du tragique accident d'Oberglatt, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) avait déjà défendu une position claire.

Toutes les mesures qui peuvent réellement améliorer la sécurité de la population vis-à-vis des chiens, de tous les chiens, doivent être soutenues ; pour autant qu'elles soient réalisables dans la pratique et non discriminantes.

Dans ce contexte, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) soutient l’applique dentaire de M. Saciri, en particulier sa conception et sa praticité, et veut par ce soutien sensibiliser et responsabiliser tous les détenteurs de chiens.

L’association est évidemment et éminemment plus que sensible à la détention des chiens ; car, en ces temps de psychose canine découlant du drame que fut l’accident d’Oberglatt, le pragmatisme doit prendre le pas sur l’émotionnel.

Le nombre de cas d’attaques mortelles étant resté pratiquement constant au cours des 30 dernières années en Europe, le potentiel de dangerosité des chiens ne peut être défini par une liste de races, de taille ou de poids. Car beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte dans la détermination de la dangerosité potentielle de l’association « chien-détenteur » (la sélection dans l’élevage, la manière dont les chiots ont été élevés, la détention, l’éducation du chien, les particularités du détenteur, les épisodes de menaces, les circonstances de l’accident, etc.).
En fonction de la combinaison de ces différents facteurs, de très nombreux types de chiens peuvent représenter un potentiel de dangerosité considérable pour l’être humain car, l’instinct d’agression et de prédation relève du comportement normal d’un chien. En effet, beaucoup de facteurs déterminants (inhibition de la morsure, socialisation, autocontrôles) sont acquis et non déterminés génétiquement. Il est également à relever, qu’au cours des siècles de vie commune avec le chien, l’homme a utilisé, entretenu et favorisé de manière ciblée tout ou partie du comportement d’agression ou de prédation au sein de nombreux types de races, et que nous avons la capacité de contrôler - comme c’est le cas actuellement - la population canine au sein même des villes par le biais de l’ordonnance fédérale sur la protection des animaux. L’obligation de suivre des cours, les contrôles vétérinaires des offices cantonaux et des forces de l’ordre y concourent, certes, mais également l’usage de l’applique dentaire qui, à mon avis, représente une avancée significative dans la prévention des morsures canines.


Pour le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)
Pierre Boegli, Président

Le Conseil national a acquiescé le principe d'une loi sur les chiens dangereux

Chiens dangereux: Le Conseil national a acquiescé le principe d'une loi sur les chiens dangereux. Un minimum de règles vont prévaloir dans toute la Suisse. Par 97 voix contre 72, il a accepté le projet concocté par sa commission. L'interdiction de certaines races n'y figure plus.

Selon la loi, les chiens ne doivent représenter un danger ni pour les humains, ni pour les autres animaux. Les maîtres auront l'obligation, sous peine de sanction, de tenir leur chien en laisse dans les lieus "sensibles": bâtiments publics, routes très fréquentées, dans les transports publics, gares et aéroports, cours de récréation, places de jeu et de sport.

Avant que ces mesures ne deviennent concrètes, le Conseil des Etats devra se prononcer, mais aussi le peuple et les cantons. La constitution doit en effet être modifiée pour accorder à la Confédération la compétence de légiférer sur cette question.

Le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) a pris connaissance avec satisfaction et félicite le parlement de sa décision prise de renoncer à l’interdiction du Pitbull et aux mesures liées au poids, à la taille et à l'appartenance à une race. Le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) salue la réflexion qui a conduit à cette décision certains Ministres et se réjouit qu’une partie du raisonnement soit la même que celle de notre association.

Dès le jour du tragique accident d'Oberglatt, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) a défendu une position claire: toutes les mesures qui peuvent réellement améliorer la sécurité de la population vis-à-vis des chiens, doivent être soutenues, pour autant qu'elles soient réalisables dans la pratique et non discriminantes. Dans ce contexte, le G.S.A.M. soutient toutes les propositions faites pour améliorer l'élevage et la garde des chiens de toutes races, ainsi que celles visant à sensibiliser et à responsabiliser les détenteurs. L’association est également favorable au repérage le plus précoce possible des chiens susceptibles de présenter un comportement dangereux et à la prise de mesures ciblées vis-à-vis de ceux-ci par le biais des offices vétérinaires compétents.

La plupart des standards de races visent à une harmonisation et à un équilibre des races pour que les chiots puissent s’insérer dans notre vie contemporaine. Cela est appréciable.

Dans tous les cas, il semble aujourd’hui important de ne pas se focaliser sur la notion de morsure et la propension à mordre. Il est en revanche souhaitable que la législation à venir privilégie l’adéquation « maître-chien », l’environnement social et naturel du maître, l’interaction avec les autres membres de la famille et les spécificités de la vie actuelle.

De plus, s’attaquer à une ordonnance ou loi catégorisant la gente canine aurait été insociable et, surtout périlleuse :

Résultats d'études réalisées à l'université de Hanovre :

Le Land de Niedersachs (Allemagne) figure parmi les régions ou pays qui ont édicté des lois basées sur des listes de races. Le gouvernement de cette région a, en 2000, établi deux catégories différentes de chiens soumises à conditions, en raison d'un degré de dangerosité prétendument différent. Les chiens dits "dangereux" ont l'obligation de se soumettre à un test de comportement officiel.

L'université de Hanovre a réalisé diverses études afin de déterminer si les résultats obtenus étaient différents en fonction des catégories de chien. Une première étude (A.Mittmann, 2002) réalisée sur 415 chiens a établi que seuls 5 % des chiens "dangereux" testés présentaient un comportement d'agression inadéquat, dont un seul était pathologique. L'étude conclut que l'obligation de soumettre l'ensemble des chiens "listés" au test officiel n'est pas justifiée.

Une deuxième étude (A.Böttjer, 2003) compare les résultats obtenus au test officiel par les 2 catégories de chiens "listés" en ce qui concerne les réactions d'agression intraspécifique. Cette étude indique qu'il n'y a aucune différence entre les 6 races/types de chiens et conclut qu'il n'y a aucune raison de les considérer différemment en ce qui concerne leur dangerosité (=> il n'y a donc pas de raison de créer de sous-catégories).

Enfin, une troisième étude (T.Johann, 2004) a comparé les résultats obtenus à ce test par les chiens listés à ceux obtenus par 70 Retrievers. Il n'apparaît aucune différence significative entre les deux groupes.

En résumé, ces études concluent que les tests d'agressivités réalisés ne mettent en évidence aucune différences entre le type Pitbull, la race Rottweiler et la race/ type Retriever/Labrador.

Résultat d’études réalisées en Grande-Bretagne.

La Grande-Bretagne été parmi les premiers pays à avoir introduit une législation (Dangerous Dog Act) définissant des mesures d’interdiction à l’encontre de plusieurs races (1991).

Une étude a été consacrée à l’évaluation de l’efficacité de cette loi (Klaassen et Al., 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur (1998-1999). Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si «la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n’a pas été atteint».

Le résultat de l’enquête faite en 2007 démontre qu’une loi sur les chiens dangereux touchant des races et pas l’ensemble des chiens est complètement inappropriée.

Augmentation des hospitalisations suite à des morsures de chien :
+ 43 % en 4 ans sur l'ensemble du pays.
+ 119 % à Londres pour la même période.
+ 20 % chez les enfants sur l'ensemble du pays.
+ 58 % pour les adultes sur l'ensemble du pays.

+458 % d’augmentation des combats entre chiens sur l'ensemble du pays (cas instruits en 2004, 24, et en 2007…134 !)

(Source: The Greater London Authority, Metropolitan Police, RSPCA and Battersea Dogs' Home)

Chiens dangereux ou lois utopiques?

Depuis la mort du petit Süleyman en décembre 2005, que n’a-t-on pas dit sur certains chiens ? Voici quelque temps maintenant que le mal et la fourberie ne sont plus représentés par le sempiternel berger allemand ou malinois. En effet, ce phénomène qui suivait de près la mode de ces dits chiens a changé...

Aujourd’hui c’est un nouveau cerbère, un nouveau monstre caractérisé par une mâchoire pouvant être l’égal d’un grand requin blanc (lu dans certains journaux !) une bête qui est assoiffée de sang et ne cherche que des victimes potentielles durant toute sa vie ( ?) j’ai nommé : LE PITBULL et d’autres races qu’on lui dit proche…

Il y a eu des gesticulations médiatico-populistes, des auditions des milieux concernés, des affirmations erronées et partisanes (1), des réponses auxdites affirmations (2), malheureusement, que très peu ou pas publiées.

Dans cette gabegie conditionnée par une presse en manque de « Une » choc, certaines associations tentent de faire entendre le pragmatisme pour dépasser l’émotionnel, mais comme le dit l’adage : « le cœur a sa raison que la raison ne connait point ! » C’est au tour de certains acteurs politiques de tirer la « couverture populaire » vers eux, on élabore dans bien des cantons des listes de races de chiens que l’on prétend dangereux, le Valais en premier, interdiction de 12 races, puis Genève, Fribourg et j’en passe…

Puis c’est au tour de l’Office Vétérinaire Fédéral de lancer une nouvelle polémique, la statistique sur les morsures de chiens de 2007, qui annonce que certains chiens mordent bien plus que d’autres (3) …mais pourtant, le même O.V.F. défendait le fait que la dangerosité d’un chien ne dépend pas de sa race, de sa taille ou de son poids par le long travail du Groupe de Travail Chiens Dangereux (GTCD) mandaté par les autorités fédérale et la thèse du Dr Horisberger (4), aujourd’hui, l’O.V.F. se laisse-t-il dicter sa position ?. S’ajoute à cela que la quasi entité des milieux cynologiques (vétérinaires, associations canine, spécialistes en cynotechnie et comportementaliste) réfute cette statistique (5).

Nous sommes maintenant à la mi-février, le dernier canton n’ayant pas de loi canine plus récente que celle de 1972, le canton du Jura, empoigne le sujet (6), mais avant même que cette loi canine ne soit acceptée par le parlement jurassien, un référendum est déjà prévu.

La commission de la science, de l'éducation et de la culture avait proposé d'interdire les pitbulls et les races de chiens dangereux, suivant la motion de l’ancien ministre jurassien Pierre Kohler, classant les chiens en trois catégories en fonction de leur dangerosité. Mais après l’émotion passée et le réalisme revenu, le 20 février 2009, plus de 4 ans après que le gouvernement Suisse n’annonce des meures rapides et sévères, la vive opposition des milieux concernés en consultation et le problème des bâtards a achevé de décider la commission à abandonner son projet…tous les chiens seront sur le même pied d’égalité (7).

Et maintenant ? Combien de temps encore avant que nos autorités ne valident enfin que tout ce qui devait être fait a été fait ? D’autres acteurs politiques, médiatiques ou en manque de faire-valoir se lèveront-ils pour profiter de la psychose canine qui n’est pas encore retombée ?

(1)http://www2.unil.ch/unicom/allez_savoir/as35/pdf/5_Killias.pdf

(2)http://www.stvv.ch/Dokumente/Affirmations.pdf

(3)http://www.bvet.admin.ch/themen/tierschutz/00760/00763/index.html?download=NHzLpZeg7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1ae2IZn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCEdYN_g2ym162epYbg2c_JjKbNoKSn6A--&lang=fr

(4)http://www.cynofrc.ch/pdf/FRC_Chiens_dangereux.pdf

(5) http://stop-bsl.blogspot.com/2009/02/commentaires-sur-les-chiffres-ovf.html

(6) http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info/lprogram=26;vid=10342951

(7) http://real.xobix.ch/ramgen/rsr/rsr1/forums/2009/forum20090220-180000-56k-001.rm?start=00:19:47.375&end=00:22:26.278

Commentaires sur les chiffres (OVF) relatifs aux morsures canines (CH)

Commentaires sur les chiffres relatifs aux annonces d’accidents
par morsure en 2007 publiés par l’OVF

L’Office vétérinaire fédéral vient de publier les chiffres des annonces cantonales de morsures de chiens pour l’année 2007. Il dresse un palmarès de types de chiens mordeurs selon une liste de races préétablie. Pourtant, les experts restent sur leur position : chaque
chien peut être dangereux ; aucune étude à ce jour n’a montré qu’une race de chien a un
potentiel d’agression plus important qu’une autre. Ceci semble être en contradiction avec la
publication de l’OVF : comment est-ce possible ?

1. La liste utilisée pour le palmarès des chiens mordeurs n’est pas la liste du Conseil
d’Etat du canton de Fribourg, contrairement à ce qu’écrit l’OVF. En effet les chiens de
type pitbull sont interdits dans le canton de Fribourg et parmi les chiens de race
soumis à autorisation dans ce canton, le Cane Corso n’est pas mentionné par l’OVF.
Comment la liste de l’OVF a-t-elle vu le jour, et pourquoi avoir précisément choisi ces
races ? Pourquoi prendre comme exemple le canton de Fribourg alors que d’autres
cantons ont d’autres listes de races (Valais, Genève, Bâle Ville, Vaud) ?

2. Le détail des annonces par canton n’étant pas communiqué, il n’est pas possible de
vérifier les chiffres publiés par l’OVF.

3. Selon le communiqué de presse, l’OVF affirme que l’American Pitbull Terrier est le
chien le plus mordeur en Suisse (humains et animaux confondus, ce qui n’est
mentionné que plus bas dans ledit communiqué). Dans la publication, le « Pitbull » a
été subdivisé en American Pit Bull Terrier et en Pit Bull Terrier. Les chiffres indiqués
pour l’American Pit Bull Terrier, à savoir 5 morsures sur humains, correspondent de
fait et par rapport aux 2678 cas annoncés, à moins de 0,2% des morsures
annoncées. Ce chiffre de 5 morsures sur humains de l’American Pit Bull Terrier
additionné au chiffre indiqué pour le Pit Bull Terrier, à savoir 18, donne 18+5 = 23
morsures sur humains dues au « Pitbull », ce qui représente moins de 1% des
morsures annoncées. 2655 morsures annoncées, soit plus de 99% des cas, sont
dues à d’autres chiens que le Pitbull.

4. Selon le communiqué de presse, l’OVF affirme que pour 100 Bergers allemands, on
compte 2 morsures. Ceci représente un taux 2.2 fois supérieur à la moyenne qui est
publiée à 0.9 morsure pour 100 chiens. Toutefois l’OVF affirme, lorsqu’on lui
demande les statistiques pour les autres races, qu’aucune statistique par race n’a été
effectuée, mis à part pour les races de la liste mentionnée au point 2. Comment
l’OVF a-t-il donc obtenu les chiffres sur le Berger allemand ?

5. L’OVF prétend que ces chiffres de morsures de chiens sont les premiers publiés en
fonction des types de chiens à l’échelle suisse. Pourtant, une étude scientifique a été
publiée en 2002, qui n’a malheureusement pas les mêmes résultats que ceux de
l’OVF aujourd’hui. D’autres chiffres concernant les annonces en 2006 ont été publiés
en 2007 à l’échelle suisse, qui ne mettaient pas en évidence les mêmes faits.

6. La source de l’OVF en ce qui concerne le nombre de chiens par types en Suisse est
la banque de données ANIS. Toutefois, les chiffres de la banque de données ANIS
ne sont pas encore fiables ; par exemple, des chiens morts y figurent encore, et des
chiens tatoués et pucés y figurent à deux reprises. De plus, tous les chiens ne sont
pas annoncés à ANIS.

7. La détermination des races ou des types de chiens sur lesquels se base l’OVF pour
affirmer que certains types de chiens mordent plus que d’autres n’est pas fiable : en
effet, ce sont les personnes mordues (les victimes) qui indiquent la race du chien au
médecin qui remplit le formulaire.

8. L’OVF compare le nombre de chiens mordeurs d’un certain type (indiqués par les
victimes) au nombre de chien du même type dans la base de données ANIS. Or,
dans la base de données ANIS, ce sont les propriétaires qui déterminent la race du
chien. Toutefois, il n’est actuellement pas possible de confirmer ou d’infirmer
l’appartenance d’un chien à telle ou telle race. Les données concernant le nombre de
chiens appartenant à un type déterminé dans la base de données ANIS ne sont donc
pas fiables.

9. L’OVF n’émet aucune réserve sur les chiffres qu’il avance. Toutefois, une étude
scientifique publiée en 2002 a démontré que :
- Environ 70% des chiens suisses sont des chiens sans certificat
d’ascendance; il est donc impossible de connaître leur race ou leur
croisement. Tout au plus peut-on décrire leur aspect (phénotype, taille).
- Les chiens « listés » sont dénoncés/annoncés 5x plus souvent que les
chiens non listés.
- Le nombre de morsures sur humains en Suisse est d’environ 13'000 (soit
182 par 100'000 habitants). Ces chiffres sont confirmés par toute la
littérature sur le sujet. Or la publication de l’OVF parle de 2678 morsures ;
elle mentionne également que toutes les morsures ne sont pas déclarées.

En effet, il en manque environ 10'322, donc le 80% !
Il est intéressant de se poser la question du pourquoi l’OVF agit de la sorte. Plusieurs
hypothèses peuvent être envisagées :

1. Une nouvelle législation se prépare, qui est vraisemblablement basée sur une liste de
races. L’OVF fournit les arguments à cette nouvelle législation, sans contrôler les
chiffres et sans réfléchir aux conséquences. Ceci expliquerait les termes du « blog » :
« Reste à examiner si ces mesures (cours obligatoires prévus) sont cependant
suffisantes pour ces chiens plus exigeants mentionnés plus haut (Rottweiler,
Doberman et Pitbull) ». A quand un régime d’autorisation ?

2. L’OVF n’a pas relu attentivement sa copie et a publié des chiffres sans émettre les
précautions d’usage (conformément à l’étude effectuée en 2001 et publiée en 2002,
on suppose notamment qu’environ 13’000 morsures sur humains seraient à
comptabiliser par année). Il eut été judicieux de relever les biais de cette statistique.

3. L’OVF a un parti pris. Seuls les chiffres relatifs aux humains sont significatifs en
termes de sécurité publique. Pourquoi les accidents par morsure sur les humains et
les accidents par morsure sur des animaux sont-ils donc additionnés et présentés
ensemble. C’est un moyen très efficace de faire augmenter le chiffre des agressions
pour certains types de chiens. Cette hypothèse expliquerait pourquoi l’OVF n’est pas
transparent par rapport aux chiffres des différents cantons.

Quelle que soit l’hypothèse retenue, un manque de démarche scientifique est évident. Il est
malvenu, alors que des milliers de propriétaires de chiens souffrent de lois de plus en plus
répressives, en particulier en Suisse romande, de jeter de l’huile sur le feu sans précaution.
De telles publications desservent la cause du chien, quelle que soit sa race ou son type.

Consultation de l'O.V.F (mendat DFE) - LPA et Opa

Concerne : consultation des milieux concernés - ordonnance d’application de la nouvelle loi sur la protection des animaux - avis et appréciation du G.S.A.M.


Madame, Monsieur,

Je vous remercie et accuse bonne réception de votre courrier.

Je vous soumets ci-dessous l’avis de notre association concernant l’Ordonnance d’application de la nouvelle loi sur la protection des animaux et la Loi sur la Protection des animaux devant être en vigueur le 1er septembre 2008.

Le G.S.A.M. étant une association canine, je me prononce en son nom et concernant les mesures traitant des chiens et de ce qui y est affilié.

D’une manière générale, nous acquiesçons à l'ensemble des mesures qui ne sont pas commentées.

Concernant l’Ordonnance sur la protection et les contraintes (nouvelles) aux nouveaux détenteurs de chiens, nous sommes parfaitement d’accord avec le tout. De plus, nous soulignons qu’il est primordial qu’elle prévale sur les divers règlements cantonaux ne suivant pas ces nouvelles directives.

Concernant la Loi sur la Protection des animaux devant être en vigueur le 1er septembre 2008, voici nos commentaires :

Art. 29 Dispositions d’exécution concernant l’élevage.

L’OVF peut édicter des dispositions de caractère technique concernant l’élevage d’espèces animales, de races, de souches ou de lignées présentant certaines caractéristiques.

Art. 30 Registre d’élevage à tenir par les éleveurs professionnels d’animaux de compagnie, de chiens utilitaires ou d’animaux sauvages.

1 Quiconque élève des animaux de compagnie, des chiens utilitaires ou des animaux sauvages à titre professionnel doit tenir un registre d’élevage.

2 Le registre d’élevage doit contenir les informations suivantes :

a. s’il s’agit d’un élevage de chiens, de chats ou de grands perroquets, le nom, l’identification et la date de naissance ou d’éclosion de tous les animaux d’élevage et de leurs descendants; les diminutions d’effectif et leur cause, si elle est connue;

b. s’il s’agit d’autres espèces animales, le nombre d’animaux d’élevage, leur provenance, leur date de naissance ou d’éclosion et, s’il est connu, le nombre de jeunes animaux; les diminutions d’effectif et leur cause, si elle est connue.


Ces articles nous semblent d’une grande importance et nous les compléterons comme suit :

1. Obligation d'annoncer une portée dans les 10 jours suivant la naissance, quelle que soit la race ou le croisement.
2. Suite à l'annonce de la portée, contrôle des portées sous la responsabilité de l'Office Vétérinaire Cantonal.
3. Sanctions sévères si l'annonce n'est pas faite.
4. Est considéré comme éleveur quiconque possède une chienne ayant mis bas.

(En Suisse, seuls environ 25 % des chiens possèdent un pedigree. Ces chiens sont soumis à des règlements d'élevage émanant de la Société Cynologique Suisse et prescrivant des contraintes strictes pour l’élevage des chiens de race avec pedigree.
En Suisse, 75 % des chiens sont donc issus d'élevages sans contrôle. Le fait de contrôler ces élevages pourrait certainement permettre de diminuer le nombre de portées de ce genre. Chaque fois qu'une telle portée est déclarée, un contrôle de l'Office Vétérinaire Cantonal concerné sera réalisé afin d'apprécier les conditions dans lesquelles les chiens grandiront.
Cette phase est particulièrement importante pour le bon équilibre des chiens et par conséquent pour une vie harmonieuse dans la société. Il est donc primordial que des chiens et leurs futurs maîtres partent sur de bonnes bases.
Sanctionner les éleveurs, au sens large du terme, qui ne feront pas de déclarations de naissance aura très certainement pour conséquence de responsabiliser les naisseurs et servira d'exemple. De plus, effectuer un tel contrôle des naissances va certainement diminuer le nombre de ces dernières sur le territoire helvétique, et les chiens qui naîtront seront plus équilibrés.

Art. 70 Contacts sociaux

1 Les chiens doivent avoir tous les jours des contacts suffisants avec des êtres humains et si possible avec d’autres chiens.

2 Dans les box ou en chenil, les chiens doivent être détenus par paire ou en groupe, sauf s’ils sont incompatibles. S’il n’y a pas de congénère approprié, les chiens peuvent être détenus seuls pendant une courte durée.

3 Les contacts des chiens utilitaires avec les êtres humains et d’autres congénères doivent être adaptés à l’utilisation qui est faite des chiens.


Al. 1 et 3: Certains cantons opèrent une différenciation sinon une discrimination envers certaines races de chiens et exigent le port de la muselière hors du domaine privé. Sachant que cette dernière mesure empêche une bonne partie des "mimiques faciales" et contrarie un chien dans ses rapports avec un congénère, cet article ne peut s'appliquer dans la pratique si la muselière est imposée par certaines lois cantonales. Rappelons aussi que le port de la muselière augmente l'agressivité d'un chien et peut même rendre agressif un chien qui ne l'était pas.

Al. 2 : Certains cantons interdisent de détenir plus d'un chien par foyer si l’un d’eux est "listé potentiellement dangereux". Il est donc nécessaire que les cantons concernés suppriment leurs interdictions de "liberté" et de "nombre imposé de chiens" par foyer. Ce qui semble tout de même logique et plus respectueux de l’espace vital de l'animal.

Art. 71 Mouvement

1 Les chiens doivent être sortis tous les jours et en fonction de leur besoin de mouvement.
Lors de ces sorties, ils doivent aussi, dans la mesure du possible, pouvoir se mouvoir librement sans être tenus en laisse.

2 S’ils ne peuvent être sortis, les chiens doivent néanmoins pouvoir se mouvoir tous les jours dans un enclos. Le séjour au chenil et la détention du chien attaché à une chaîne courante ne sont pas considérés comme des sorties.

3 Les chiens détenus à l’attache doivent pouvoir se mouvoir librement la journée durant au moins 5 heures. Le reste du temps, attachés à une chaîne courante, ils doivent pouvoir se mouvoir dans un espace d’au moins 20 m2. Il est interdit de les attacher avec un collier étrangleur.


J'ajoute, concernant cet article, que le maximum de temps sans sorties ne devrait pas excéder 12 heures.

Al. 1 : Certains cantons interdisent à certaines races de chiens de sortir où que ce soit sans laisse et parfois même sans muselière lors de promenades (forêt, sentiers pédestres, etc.) ; il est donc important que cet alinéa soit respecté et rende caduc les prescriptions cantonales allant dans un autre sens.

Al. 2 : Nous sommes farouchement opposés à ce qu’un enclôt remplace une sortie « en liberté », ceci entraînerait moult dérapages.

Art. 73 Manière de traiter les chiens

1 L’élevage, l’éducation et la manière de traiter les chiens doivent garantir leur socialisation, à savoir le développement de relations avec des congénères et l’être humain, et leur adaptation à l’environnement. La socialisation des chiens utilitaires doit être adaptée à l’utilisation qui sera faite de ces chiens.


Les remarques concernant l'Art. 70 al. 1 et 3 sont valables pour l’Art. 73 al. 1.

Art. 76 Moyens auxiliaires et appareils

1 L’utilisation de moyens auxiliaires ne doit pas faire subir des blessures, des douleurs importantes ou de fortes irritations à l’animal, ni le mettre dans un état d’anxiété.


Une fois encore, la muselière obligatoire dans certains cantons est en parfaite contradiction avec l’Art. 76 al. 1 ; nous sommes parfaitement d’accord avec l’énoncé de cet article et souhaitons qu’il soit appliqué au pied de la lettre.

Art. 101 Annonce

1 Doit s'annoncer à l’autorité cantonale, quiconque:

a. exploite une pension ou un refuge pour animaux;

b. offre des services de garde d'animaux à titre professionnel;

c. élève ou détient à titre professionnel des animaux de compagnie ou des chiens utilitaires;

d. pratique l’élevage professionnel d’animaux sauvages dont la détention n’est pas soumise à autorisation.

2 Le modèle de formulaire établi par l’OVF visé à l’art. 209, al. 4, doit être utilisé pour s’annoncer.


Concernant l’alinéa 1c, nous pensons que l’éleveur amateur devrait être astreint à annoncer sa portée de chiens comme le professionnel. Soit à notre avis :

1. Obligation d'annoncer une portée dans les 10 jours suivant la naissance, quelle que soit la race ou le croisement.
2. Suite à l'annonce de la portée, contrôle de cette dernière par l'Office Vétérinaire Cantonal.
3. Sanctions sévères si l'annonce n'est pas faite.
4. Est considéré comme éleveur quiconque possède une chienne ayant mis bas.

Pour conclure, il est souhaitable que la loi à venir se base sur l’adéquation maître-chien, l’environnement social et naturel du maître, l’interaction avec les autres membres de la famille et ceux qui peuvent y être affiliés.

Je reste très volontiers à votre disposition pour toutes informations complémentaires et vous prie de recevoir au nom du G.S.A.M., Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

Pierre Boegli
Président du G.S.A.M.

Lettre au législateurs et personnes concernées-loi sur les chiens (JU-CH)

Madame, Monsieur,

La consultation relative à l’avant-projet de loi concernant la détention de chiens à l’intention des personnes, instances et groupements consultés nous fait réagir une fois de plus.

Le Gouvernement propose de renforcer la législation concernant la détention de chiens. Il met en consultation un projet de loi qui traite des mesures à prendre pour protéger la population contre les chiens dangereux.
Parmi les principales nouveautés (…), le Gouvernement propose de soumettre à autorisation la détention de certaines races de chiens jugées dangereuses et de limiter à ces seules races, ainsi qu'aux individus issus de croisements avec l'une d'elles, ce qui a trait à la surveillance des nichées et à la formation des détenteurs de chiens.
Le Gouvernement propose d'établir une liste de races considérées comme potentiellement dangereuses et soumises à des exigences particulières.

Il nous semble inconcevable que les initiants de cet avant-projet, n’aient pas écouté les conseils déjà publiés par le G.T.C.D. (groupe de travail sur les chiens dangereux), les associations canines ou spécialistes en la matière.

En effet, si l’on regarde la résultante probable d’une loi qui irait dans ce sens :

o Beaucoup de détenteurs de chiens qui ont une attitude responsable et qui ne posent pas de problème de sécurité ne détiendront plus les chiens interdits ou listés ; dans un autre sens, ces chiens vont être détenus par des personnes appartenant à un milieu problématique, milieu d’où provient la dangerosité effective, et vont gagner encore plus en attractivité. De façon souterraine, les cas relevant de la protection des animaux vont s’accumuler, la dangerosité va augmenter, et ce milieu sera très difficile à contrôler.

o Des mesures liées à des races n’améliorent pas la sécurité publique de manière significative lorsqu’elle sont comparées à un ensemble de mesures plus nuancées.

o Les mesures liées à des races ne peuvent être défendues scientifiquement ; les listes de races sont volontaires et arbitraires, et dès lors très difficiles à établir.

o Les mesures liées à des races favorisent l’émergence de croisements que l’on ne peut plus classifier de manière phénotypique.

o Des mesures liées à des races concentrent l’attention sur ces mesures. Cela conduit à méconnaître le danger effectif, ce qui empêche une prise de conscience et une application cohérente des mesures efficaces.

o Des mesures liées à des races donnent le sentiment erroné et dangereux que les autres chiens ne sont pas dangereux, et qu’aucun accident grave ne pourra plus arriver.

o Une réorientation vers d’autres chiens représentant un danger tout aussi considérable pour l’homme est possible en tout temps.

o Les mesures liées à des races n’atteignent pas le « milieu » qui se tient déjà dans l’illégalité et où se retrouvent effectivement des paires chien/détenteur dangereuses (cf. cas d’ Oberglatt).

o L’application de mesures liées aux races est extrêmement ardue, les types de chiens ne sont pas différentiables (Pitbull versus autres chiens, croisements).

o Il n’y a pas de contestation possible de la dangerosité : ceci n’est pas conforme à la réalité des situations.

o Dispositions transitoires : la contestation possible de la dangerosité est inéluctable.

o Situation dans 5 ans : il y aura continuellement de nouveaux chiens (contrôle des frontières cantonales, par qui ?) dans l’illégalité. Ceux-ci devraient être pris en charge par les refuges ou euthanasiés, indépendamment de leur dangerosité. Ceci est inapplicable et contraire à la L.P.A. (loi sur la protection des animaux).

o Complications juridiques sans fin : les ressources sont gaspillées.

Le message du Gouvernement nous dit également qu’un chien à la mâchoire puissante occasionnera des lésions plus graves que celles occasionnées par un chien à mâchoire plus faible en cas d'accident par morsure. Le Gouvernement estime que la présence de tels chiens requiert un besoin accru de protection de la population.

Sachant que les victimes graves de morsures sont dans le 80% des cas des enfants en bas âges, il est évident que plus des trois quarts des chiens sur le territoire Jurassien devraient êtres concernés, car s’il on se rappel l’enfant tué en Argovie il y a une douzaine d’année, la race de chien impliquée n’était ni un Pitbull, ni un Rottweiler ou un Berger Allemand, mais un teckel !

De plus, qu'est ce qui va changer pour ceux qui veulent un chien comme faire-valoir ?

- Un « délinquant » aura-t-il plus à craindre, s'il est attrapé par la police, de l'objet de sa délinquance ou d'une déclaration à la mairie ?
- L’amende qu'il ne paiera pas conduira évidement à l’euthanasie de son chien. Mais 10 n’attendent-ils pas dans une cave ?
Pour finir, qui aura la capacité de reconnaître la race du chien (75 % de bâtards en Suisse et plus encore au Jura), sachant qu’aucun test n’existe pour déterminer l’appartenance raciale d’un chien, aurons-nous une population de « chiens croisés » et plus aucun élevage reconnu dans les 20 ans à venir ?
Combien de chance pour que chacune des morsures soit attribué aux « pit-rott-chiens dangereux » après tout ce qu’on nous a dit ?
Résultats d'études réalisées à l'université de Hanovre.

Le Land de Niedersachs (Allemagne) figure parmi les régions ou pays qui ont édicté des lois basées sur des listes de races. Le gouvernement de cette région a, en 2000, établi deux catégories différentes de chiens soumises à conditions, en raison d'un degré de dangerosité prétendument différent. Les chiens dits "dangereux" ont l'obligation de se soumettre à un test de comportement officiel.
L'université de Hanovre a réalisé diverses études afin de déterminer si les résultats obtenus étaient différents en fonction des catégories de chien. Une première étude (A.Mittmann, 2002) réalisée sur 415 chiens a établi que seuls 5 % des chiens "dangereux" testés présentaient un comportement d'agression inadéquat, dont un seul était pathologique. L'étude conclut que l'obligation de soumettre l'ensemble des chiens "listés" au test officiel n'est pas justifiée.
Une deuxième étude (A.Böttjer, 2003) compare les résultats obtenus au test officiel par les 2 catégories de chiens "listés" en ce qui concerne les réactions d'agression intraspécifique. Cette étude indique qu'il n'y a aucune différence entre les 6 races/types de chiens et conclut qu'il n'y a aucune raison de les considérer différemment en ce qui concerne leur dangerosité (=> il n'y a donc pas de raison de créer de sous-catégories).
Enfin, une troisième étude (T.Johann, 2004) a comparé les résultats obtenus à ce test par les chiens listés à ceux obtenus par 70 Retrievers. Il n'apparaît aucune différence significative entre les deux groupes.
En résumé, ces études concluent que les tests d'agressivités réalisés ne mettent en évidence aucune différences entre le type Pitbull, la race Rottweiler et la race/ type Retriever/Labrador


Résultat d’une étude réalisée en Grande Bretagne

La Grande Bretagne a été parmi les premiers Pays à avoir introduit une législation (Dangerous Dog Act) définissant des mesures d’interdiction à l’encontre de plusieurs races.
Une étude a été consacrée à l’évaluation de l’efficacité de cette loi (Klaassen et Al. 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur. Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si « la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n’a pas été atteint ».

Études extraites de la prise de position de Ph. Bocion, Vétérinaire comportementaliste dipl. AVSMC, La Tour de Peilz, Président du Groupe de Travail Chien Dangereux).


Il y a certainement une raison à cette orientation politique pour faire taire les spécialistes de la question. La raison en est simple : tant que la peur et le sujet « chiens de combats » rapportent des voix aux politiques qui deviennent législateurs et aux médias qui s’engraissent avec cette mâne qu’est la psychose canine, rien ne changera et certains chiens finiront, innocents, sur le bûcher de l’indignation et de la méconnaissance populiste et populaire.

Tout cela n’est qu’une opération politique répondant à un besoin de protection d’une infime partie du peuple effrayé par ce que les médias en font ! Conclusion, c'est tout un système qu'il faut remettre en cause :
Je n’entends pas la SPA.
Je n’entends pas les associations canines.
Je n’entends pas les éleveurs.
Je n’entends pas les centres d'éducation canine.

Je vous remercie de votre attention et reste bien entendu à votre disposition pour toutes questions ou entretien.
Je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.


Pour le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)
Pierre Boegli, Président

Du changement semble-t-il au niveau canin - 04.02.2008

Madame, Monsieur,

Suite aux projets soumis à notre association comme à bien d’autres entités concernées, je ne peux que m’interloqué d’une telle impéritie envers ce que cesse d’avancer la quasi totalité des acteurs cynologique, éthologues, cynologues, comportementalistes ou associations canines.

En effet, sachant qu’avant le tragique accident d’Oberglatt, le dernier chien «tueur» sur territoire Suisse reste d’ailleurs un berger allemand qui, en 1992 avait agressé le bébé de ses propriétaires et en 1979, ce furent des saint-bernard qui tuèrent un garçon de 5 ans… jamais une de ces races n’a eu à faire l’objet de quelconques mesures sur la base de l’habitude de la race (et sa fonction aux yeux du public) pour le premier et, de la fierté patriotique pour le second.

Sachant qu’il n'existe aucune méthode pour distinguer un pitbull (ou toutes autres races) d’un autre chien issu d'un croisement avec une race semblable, il est justement impossible d’interdire une race qui n’est pas reconnu, donc, dans un canton qui a plus de 75% de la population canine n’a pas de pedigree, une telle application est utopique.

Nous en sommes donc venu à la conclusion qu’une loi qui repose sur des critères subjectifs, ne peut mener qu’à une application arbitraire.

En revanche, notre association est bien évidemment consciente qu’il faille une loi plus en adéquation avec le phénomène médiatique et populaire qui tente de discréditer et criminaliser tous les maîtres et leur chien ; mais cela ne concerne tout de même qu’une minorité de personnes qui acquièrent un chien comme faire-valoir ou, pire, comme arme. Des mesures concernant les propriétaires - tous les propriétaires ! -, les élevages, la passation des responsabilités entre l’éleveur et le futur maître, des cours de cynologie obligatoires sont en revanches des modifications significatives qui pourraient changer la portée de cette loi.

Les mesures liées à des races n’atteignent pas le « milieu » qui se tient déjà dans l’illégalité et où se retrouvent effectivement des paires chien / détenteur dangereux (comme dans le drame d’Oberglatt).

Et en ce qui concerne l’application de mesures liées aux races, les types de chiens ne sont pas différentiables (cane corso et dogo canario par exemple, croisements divers), il n’y a pas de contestation possible au fait qu’aucun test n’existe pour définir avec certitude la race d’un chien outre sa puce qui elle, est facile à extraire et remplacée, donc le chien peut sans autres changer de nom et de race.

La réalité dans cinq ans sera qu’il y aura continuellement de nouveaux chiens (contrôle des frontières quasi inexistant avec son chien) dans l’illégalité. Ceux-ci devraient être pris en charge par les refuges ou euthanasiés, indépendamment de leur dangerosité. Ça semble tout de même inapplicable aux vues des complications juridiques sans fin, les ressources seront gaspillées sans même qu’un changement ne puisse être perçu.
Je finirais par dire que n’importe quelle race de chiens peut être un chien de famille au même titre, que chaque chien peut être élevé pour agresser ou tuer.

Pierre Boegli,
Président du G.S.A.M.
(Groupe Suisse des Amis du Molosse)

BATTAGE MEDIATIQUE ET NOUVELLES LOIS

Réflexion de début d’année
BATTAGE MEDIATIQUE ET NOUVELLES LOIS
par Pierre Boegli, président du G.S.A.M.


J'aurais eu du mal à comprendre tout ce battage médiatique et ces nouvelles lois si je n’étais pas au courant de l’argent potentiel pour certains médias et le nombre de voix pour certains politiques qu’apporte la psychose canine chez les gens.
Depuis 2003, il faut que je m'informe régulièrement de l’évolution de mes obligations concernant mon chien et les chiens en général. Et cela à partir des 26 législations suisses différentes. D'après les responsables politiques cantonaux, elles sont faites pour deux raisons :
1. Plusieurs morsures mortelles médiatiques.2. Lutte contre la délinquance. Je suis très surpris que quelques articles conduisent à promulguer des lois concernant la lutte contre la délinquance, alors qu’auparavant les forces de l'ordre n'osaient déjà pas contrôler les propriétaires de chiens réputés dangereux ! Je ne vois pas ce qui va changer. Les gens malintentionnés choisiront -par exemple- des malinois (chiens d'attaque utilisés par l'armée, la police, la douane et les maîtres chiens) plutôt que des pitbulls ou autres rottweilers.

Qu'est ce qui va changer pour eux :
Un délinquant aura-t-il plus à craindre, s'il est attrapé par la police, de l'objet de sa délinquance ou d'une déclaration à la mairie ?
L’amende qu'il ne paiera pas conduira évidement à l’euthanasie de son chien. Mais 10 n’attendent-ils pas à dans une cave ?
Alors que les personnes respectueuses de la loi paieront les émoluments administratifs et les amendes pour ne pas avoir mis la muselière sur le pitbull ou le rottweiler de la famille lors d'une promenade en forêt, en laisse et sous 40°C.

Je lis avec attention que, dans bien des cantons suisses, toute morsure devra être déclarée avec un signalement du chien, qu’une enquête pénale suivra et qu’une possibilité d'euthanasier le chien sera octroyée aux maires des communes concernées. En ressortent plusieurs choses :

Les petits chiens de nos grandes mères n'auront qu’à bien se tenir !
Qui aura la capacité de reconnaître la race du chien (75 % de bâtards en Suisse) ?
Sachant qu’aucun test n’existe pour déterminer l’appartenance raciale d’un chien, aurons-nous une population de « chiens croisés » et plus aucun élevage reconnu dans les 20 ans à venir ?
Combien de chance pour que chacune des morsures soit attribuée aux « pit-rott-chiens dangereux » après tout ce qu’on nous a dit ?
Tout cela n’est qu’une opération politique répondant à un besoin de protection des Suisses effrayés par les médias. Conclusion, c'est tout un système qu'il faut remettre en cause :
Je n’entends pas la SPA.
Je n’entends pas les associations canines.
Je n’entends pas les éleveurs.
Je n’entends pas les centres d'éducation canine.
Il y a 4 écoles vétérinaires qui forment les vétérinaires comportementalistes et aucune interview de ces derniers dans les grands journaux !
Il y a certainement une raison à cette orientation de l’information pour faire taire les spécialistes de la question. La raison en est simple : tant que la peur et le sujet « chiens de combats » rapportent des voix aux politiques qui deviennent législateurs et aux médias qui s’engraissent avec cette mâne qu’est la psychose canine, rien ne changera et certains chiens finiront, innocents, sur le bûcher de l’indignation et de la méconnaissance populiste et populaire.

Les Empereurs de la Chesnaie

Comme vous le savez sans doute, un élevage de chien en France, qui se présentait comme exemplaire, est dans le viseur de la justice : « Les Empereurs de la Chesnaie ».

Article :

Élevage en liquidation. Vingt-six chiens saisis...
La DSV et les gendarmes ont procédé à l’enlèvement de 26 chiens et chiots dans un élevage canin de Ménéac. La SPA ne compte pas en rester là, après la découverte sur les lieux de cinq cadavres de molosses... Les agents de la direction des services vétérinaires, accompagnés d’une dizaine de gendarmes, sont intervenus mercredi matin, à Ménéac, pour saisir les animaux d’un élevage canin placé en liquidation judiciaire (*). L’opération, diligentée par le mandataire liquidateur, visait les « Empereurs de la Chesnaie », un élevage spécialisé dans le molosse de 1re et 2e catégories (rottweiler, cane corso, dogue argentin et de Bordeaux, dogo canario, fila brasileiro et American staff), dont la réputation fut, un temps, nationale... Les animaux placés en pension Vingt chiens et six chiots ont été soustraits et placés dans une pension d’Ille-et-Vilaine, leur vente devant être confiée à un commissaire-priseur. Cette saisie qui n’était ni judiciaire, ni administrative, s’est déroulée dans de bonnes conditions, les molosses ne montrant aucun signe d’agressivité. Le propriétaire des lieux a pu garder deux chiots. Cinq cadavres de chiens découverts Le responsable de la DSV indique qu’il n’a trouvé aucun signe de maltraitance sur les chiens vivants... Mais son attention avait été attirée lors d’une première visite le vendredi 4 janvier, à la suite d’une plainte émanant d’un particulier évoquant des sévices sur les animaux. Sur place, la DSV avait découvert cinq cadavres de molosses dont deux en état de décomposition et un calciné ! « Cela dit, il n’est pas sûr que l’éleveur soit lui-même à l’origine des décès », indique la DSV. L’éleveur soutient qu’il n’a jamais maltraité les chiens et aurait fait valoir, auprès de la DSV, que la mortalité existe aussi dans les autres chenils... La SPA envisage de porter plainte La SPA de Vannes, saisie de l’affaire le 3 janvier, a pris contact avec la mairie et réfléchit à une éventuelle action. « En sept ans, je n’ai jamais vu pareille affaire. Pour nous, il y a maltraitance caractérisée », indique Claude Jegat, vice-président de la SPA de Vannes qui ne peut envisager de rester passif face à cette situation. Faisant état d’un « faisceau de présomptions » de par l’existence des cadavres et d’un témoignage « allant dans le sens de la cruauté », la SPA envisage de porter plainte. * La liquidation a été prononcée le 16 avril 2007, par le tribunal de grande instance de Vannes.

Je me permets de vous communiquer des faits réels et innommables que le G.S.A.M. (Groupe Suisse des Amis du Molosse) a pu obtenir sur place de la part des témoins.

Ça ressemble à un mauvais conte de fées ; lisez plutôt :

'Umaginn' des Empereurs de la Chesnaie est une belle femelle Dogo Canario bien connue dans le monde des expositions canines, en France comme en Europe.

Une femme qui vit depuis 2 ou 3 semaines dans un chalet, sur le terrain de Christophe Charlat (propriétaire de l’élevage des Empereurs de la Chesnaie), a trouvé 'Umaginn' dans son chenil avec déjà 3 chiots.

La femme appelle immédiatement Christophe Charlat qui remet la chienne avec les chiots chez lui… en la frappant et en lui donnant des coups de pied !

Vers 11 heures, Christophe Charlat, voulant faire des courses, met 'Umaginn' dehors en pleine contraction. La femme, un peu choquée, lui dit de l'emmener pour une césarienne chez le vétérinaire ; mais Christophe Charlat ne veut pas et il dit qu'il n'a pas les ressources pécuniaires et que la chienne peut se débrouiller toute seule.

Ensuite, Christophe Charlat part en course. En revenant, ne retrouve à nouveau plus 'Umaginn', la mère des 3 chiots. La femme a également cherché 'Umaginn' pendant tout l'après-midi, mais sans succès.

Les chiots déjà nés sont morts de faim ! 'Umaginn' n'est jamais revenue... !


Ces photos ont été prises le 24.12.2007 :
'Vera', Cane Corso qui est morte attaquée par les autres chiens, le lendemain matin.
Charlat l'a mise dehors avec 6 chiens qui l'ont attaquée.
La femme est intervenue vers 10 heures. Ensuite Christophe Charlat l'a mise chez lui avec les chiots.
A 3 heures du matin, Christophe Charlat a réveillé la femme pour lui dire que les chiots tétaient la chienne morte.








‘Taiga', Dogue de Bordeaux femelle. La femme a essayé de la soigner car elle est maigre, avec des blessures aux pattes postérieures. Mais trop fatiguée, elle est morte.


Mais, semble-t-il, cet homme ne s’arrête pas à ça. 'Breha', Rottweiler femelle, attaqué par des chiens dans le jeu du maître des lieux consistant à mettre 7 chiens ensembles pour les voir se battre et mourir.













'Venus', une Amstaff femelle, maigre et craintive.

Un jeune Amstaff mâle, non tatoué, pas vacciné : le voici suite à une punition, car il se sauve. Il est mort de froid et de faim.






'Bonnie' une jeune Dogo Canario, la fille d’ 'Umaginn des Empereurs de la Chesnaie', qui est la pour mourir de faim et de froid.





Les chiens ont été retirés le mardi 8.01.2008 à 10 heurs par la DSV !

En espérant que ce qui précède puisse aider à incriminer de tels individus qui se prétendent éleveurs et par qui toute la polémique du chien dangereux découle. On comprend que des chiens nés dans de telles conditions peuvent devenir méfiants et agressifs, et engendrer des drames dans les familles qui les ont accueillis. Ces dernières ne se doutant pas du vécu de leur nouveau chiot.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.







Pierre Boegli, Président du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)

Communiqué du GSAM suite aux remises de peines dans le procès d'Oberglatt

Le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) avait pris connaissance avec indignation de la décision prise par le tribunal zurichois de renoncer à l’interdiction de possession de chiens à l’encontre du propriétaire des chiens dans le drame d’Oberglatt de 2005.
Le G.S.A.M. est de plus encore indigné que ce propriétaire puisse avoir l’outrecuidance de faire appel… et d’avoir en partie gain de cause…

Etant moi-même père d'un garçon de 4 ans et d’une petite fille de bientôt 2 ans, je me pose la vraie question : pourquoi ne parle-t-on pas du véritable assassin dans la mort tragique du petit Süleyman ? Et dans les autres cas impliquant un chien ayant une mauvaise réputation ?

En effet, En 2001, l’accident survenu avec 3 chiens qui ont agressé sévèrement une jeune fille à VilleNeuve (VD), impliquait des chiens dont avaient dû s’occuper 3 polices municipales différentes, sans qu’aucune mesure n’ait été prise. En 2005, à la suite de l’accident mortel d’Oberglatt (ZH), des mesures avaient été réclamées. De nouvelles dispositions légale, essentiellement répressives, ont été exigées en arguant que de tels drames ne doivent plus se reproduire. En réalité, la législation existante au moment de l’accident d’Oberglatt aurait permis d’éviter un tel malheur si elle avait été appliquée. Il s’avère en effet que les agissements du détenteur incriminé et ses chiens avaient précédemment déjà été dénoncés aux autorités. En vertu du droit existant, celles-ci avaient alors la possibilité d’intervenir ; ce qu’elles n’avaient apparemment pas fait…

Nous sommes de tout cœur avec les parents et alliés des victimes de morsures graves canines et regrettons que depuis le temps passé, nul n’ait encore compris que le problème réel est bel et bien…le maître, pas le chien…


Pierre Boegli
Président

Mesures que nous préconisons (dans le Jura comme en Suisse)

Mesures que nous préconisons :

- Contrôle de l'élevage
1. Obligation d'annoncer une portée dans les 10 jours suivant la naissance, quelle que soit la race ou le croisement.
2. Suite à l'annonce de la portée, contrôle de cette dernière par l'Office Vétérinaire Cantonal.
3. Sanctions sévères si l'annonce n'est pas faite.
4. Est considéré comme éleveur quiconque possède une chienne ayant mis bas.

- Cours de socialisation
1. Tout nouveau propriétaire de chiot est astreint à suivre des cours de socialisation auprès d'une structure reconnue par les Offices Vétérinaires Cantonaux.
2. Toute personne adoptant un chien auprès d'une Société Protectrice des Animaux doit suivre des cours d'éducation, soit auprès de cette société si elle possède une structure d'éducation, soit auprès d'une structure qu'elle pourra recommander.

- Restrictions liées au propriétaire d'un chien
Ne peuvent acquérir un chien :
1. Tout mineur de moins de 18 ans (16 ans avec dérogation).
2. Toute personne dont le casier judiciaire n’est pas vierge de faits de proxénétisme, trafic de drogue, maltraitance ou grande criminalité.
3. Toute personne ne possédant pas la faculté de discernement.
4. Toute personne sous tutelle (sous réserve de l'autorité tutélaire).

- Importation de chiens
1. Toute importation doit se faire après une demande faite auprès de l'Office Vétérinaire Cantonal du lieu d'habitation du futur acquéreur.
2. Le chien devra provenir d'un élevage produisant des chiens inscrits à un Livre des Origines.
3. L'adoption d'un chien à l'étranger ne pourra se faire qu'auprès d'une société de protection des animaux.

~ Si un contrôle de l'élevage est exigé en Suisse, il est également important de pouvoir contrôler l'importation de chiens vers notre pays. ~

En conclusion :

Je rappelle les travaux déjà faits par le Groupe de Travail sur les Chiens Dangereux et le rapport qui en découle :
· « Aucune étude scientifique n'a pu mettre en évidence que le potentiel d'agression d'un chien était lié à sa race ».
· « Les chiens ne sont pas dangereux parce qu'ils appartiennent à une race, mais plutôt d'une manière individuelle et situationnelle ».
· « Une restriction basée sur une liste de races est une mesure non ciblée pour la prévention des accidents par morsure de chien et ne se justifie pas d'une manière scientifique ».
· « Le danger représenté par un chien n'est en aucune manière en corrélation objective avec son appartenance raciale ».

De plus, étant donné l'actuelle et absolue impossibilité de déterminer scientifiquement l'appartenance ou non d'un individu à une race donnée, il s'avère ainsi impossible d'établir de manière incontestable une loi ou un amendement concernant des races précises. Certains pays se sont essayés à lister certaines races de chiens et même d'en interdire. L'effet obtenu a été l’inverse du résultat escompté, c’est-à-dire de réduire l’effectif de certaines races ou d'en voir disparaître d'autres.

En effet, dans la mesure où il est établi qu'un certain nombre de personnes ont porté leur choix sur des chiens « listés » en raison de la dangerosité qui leur est attribuée, il est vraisemblable que ces mêmes personnes s'efforceront de trouver, voire de créer des chiens plus dangereux que la moyenne en remplacement des races supprimées. Ils contribueront ainsi à provoquer des possibilités de morsure supplémentaires. De plus, ces croisements hasardeux augmenteront le potentiel agressif des chiens, contrairement à celui des chiens issus d'élevages reconnus et très sévèrement contrôlés, en Suisse comme dans les pays voisins.

QUESTIONNAIRE RELATIF AU PROJET DE LOI SUR LA DÉTENTION DE CHIENS AU JURA (SUISSE)

QUESTIONNAIRE RELATIF AU PROJET DE LOI
CONCERNANT LA DETENTION DE CHIENS


1. Que pensez-vous de la fixation d'un âge minimum pour détenir un chien ? (art. 4)

Nous sommes d’accord avec l’intégralité de cet article. Toutefois, nous émettons des réserves sur son applicabilité au vu du nombre de chiens dans le Jura et le nombre limité de personnes en charge des contrôles.

2. Que pensez-vous du rôle et des compétences attribués aux autorités communales et
cantonales (police, vétérinaire cantonal, Gouvernement) ? (art. 5 à 7)

Nous sommes d’accord avec les articles 5 à 7.

3. Que pensez-vous d'associer des organisations cynologiques aux tâches d'information et de
formation des détenteurs et d'éducation des chiens? (art. 8)

C’est très bien.

4. Que pensez-vous du port obligatoire de la laisse sur la voie publique en milieu habité? (art.12)

Nous sommes d’accord avec cet article, dès le moment où la formulation « milieu habité » est prise au sens strict du terme ; c'est-à-dire que le périmètre parfois large de certaines fermes soit également considéré comme « milieu habité » et que la divagation de chiens y soit interdite.

5. Que pensez-vous des mesures afin que les chiens ne souillent pas la voie publique? (art. 15,
a1.2)

Nous sommes d’accord avec cet article dans son intégralité pour autant que les moyens (sachets et poubelles) soient en suffisance pour le permettre et que les dépenses pour le mettre en œuvre soient prélevées sur la « taxe des chiens » perçue par les communes.

6. Que pensez-vous de l'obligation d'annonce de la détention de trois chiens ou plus? (art. 21)

Nous sommes d’accord avec cet article.

7. Que pensez-vous de l'obligation de contracter une RC par tout détenteur de chien? (art. 22)

Nous sommes d’accord avec l’art. 22.1. Nous émettons tout de même une réserve concernant les procédures interminables en découlant. Etant acquis que la responsabilité du chien incombe à la personne qui le promène (par exemple), ce dernier devrait également posséder une RC… et les contrôles seront probablement impossibles.

Nous sommes en revanche, opposés à l’art. 22.2, cette liberté doit rester au détenteur.

8. Que pensez-vous de ne pas interdire certaines races de chiens potentiellement dangereux?

Nous sommes évidemment pour que nos autorités ne se fassent pas l’écho de la psychose engendrée par certains médias, ceux-ci ayant flairé le filon du « sensationnel » vendeur, omettant de dénoncer d’autres accidents aussi graves émanant de races dites « gentilles et familiales ».
Il y a en Suisse environ 490'000 chiens. Ceux-ci sont responsables de 13 100 morsures par année. L'ensemble des chiens des races « listées » représente 5 % de cette population, soit 24 500 individus. Ces chiens sont responsables de 10 % des morsures. Leur éradication immédiate ne correspondrait toutefois pas à une réduction de 10 % des morsures.
Cela signifie que l'euthanasie immédiate de l'ensemble des chiens « listés » permettrait une réduction de seulement 5,3 % des morsures en Suisse. Il resterait donc 94,7 % de morsures, en dépit de la disparition de tous les chiens des races « listées ». Il faut même s'attendre à ce qu’il y ait une augmentation effective des morsures. En effet, dans la mesure où il est établi qu'un certain nombre de personnes ont porté leur choix sur des chiens « listés » en raison de la dangerosité qui leur est attribuée. Il est vraisemblable que ces mêmes personnes s'efforceront de trouver, voire de créer des chiens plus dangereux que la moyenne en remplacement de leur chien supprimé, contribuant ainsi à des morsures supplémentaires vu que ces chiens ne viendraient plus d’élevages contrôlés sévèrement en Suisse, mais « de caves » comme le démontrent les lois « anti-molosses » de certains cantons comme Genève ou le Valais.

9. Que pensez-vous de soumettre à autorisation certaines races de chiens potentiellement dangereux? (art.25 et 2(3)

Nous sommes fermement opposés à cet article. Il dénote l’intention de ne pas écouter la plupart des spécialistes qui ne cessent de démontrer l’inefficacité et l’alibi de mesures raciales et l’envie des politiques de promulguer une mesure populaire (populiste ?), mais totalement sans fondements.
L'inefficacité des mesures ciblées sur des races de chiens a par ailleurs aussi été démontrée par une étude réalisée en Grande-Bretagne dans le but d'évaluer les résultats atteints grâce au « Dangerous Dogs Act » (la loi sur les chiens dangereux). Ce pays a en effet été parmi les premiers à avoir introduit une législation (Dangerous Dogs Act) définissant des mesures d'interdiction à l'encontre de plusieurs races. Une étude a été consacrée à l'évaluation de l'efficacité de cette loi (Klaassen et al., 1996) en comparant la situation épidémiologique (urgences hospitalières) avant son existence et 2 ans après son entrée en vigueur. Ce travail scientifique a abouti à la conclusion que si la loi avait pour but de protéger la population contre les risques de blessures provoquées par des chiens, ce but n'a pas été atteint. De plus, il s'avère impossible d'appliquer efficacement une telle loi de manière concrète, en particulier lorsque ces dispositions incluent les chiens issus de croisements avec ces races. Etant donné l'absolue impossibilité de déterminer scientifiquement l'appartenance ou non d'un individu à une race donnée, il s'avère ainsi impossible d'établir de manière incontestable si un chien est un Pitbull, un Pitbull croisé ou un Boxer croisé Pointer, pour ne prendre que cet exemple. Ces faits conduisent à des situations comme celles qui sont apparues dans les Länder allemands ayant décrété des mesures restrictives à l'encontre des Pitbulls et de leurs croisements : la loi a eu pour conséquence de voir émerger soudainement une population de Boxers croisés Pointers ou équivalents, que rien ne distingue extérieurement du Pitbull. Ailleurs, comme en France, l'établissement de listes de races prohibées a provoqué un engouement marqué pour des races apparentées mais ne figurant pas dans la loi. Il est vraisemblable que l'extension des listes établies de manière à inclure les races émergentes ne conduirait qu'à un nouveau déplacement du phénomène. En effet, il existe et il existera toujours une race de substitution à celles qui sont interdites par une liste qui ne mentionne qu'un nombre fini de races. De plus, s'il n'existait pas une telle race de substitution, quiconque la souhaite n'aurait aucune difficulté à la créer.
L’agression gratuite chez le chien n’existe pas. Elle est induite par une séparation trop précoce du chiot de sa mère qui ne lui a pas appris, entre autres, l’inhibition à la morsure. Elle est aussi par la volonté ou la négligence du maître. De toute façon, l’inné est bien moins élevé qu’on ne le croit si le chiot n’a pas de stimuli…

10. Que pensez-vous de l'obligation de suivre un cours théorique de sensibilisation pour les futurs détenteurs de chiens potentiellement dangereux? (art.28)

Nous sommes pour que l’ensemble des détenteurs d’un chien y soit astreint. Il est clairement démontré que :

« Le potentiel d'agression d'un chien n’est aucunement lié à sa race ».
« Les chiens ne sont pas dangereux parce qu'ils appartiennent à une race, mais plutôt d'une manière individuelle et situationnelle ». (Rapport Hörisberger, Suisse, 2002)

« Une restriction basée sur une liste de races est une mesure non ciblée pour la prévention des accidents par morsure de chien et ne se justifie pas d'une manière scientifique ».
« Le danger représenté par un chien n'est en aucune manière en corrélation objective avec son appartenance raciale ». (Prof. Dr Irene Stur, Institut für Tierschutz une Genetik Veterinarmedizinische universitat, Wien)

Selon l’étude d’ Horisberger, 82 % des morsures sont faites sur des enfants âgés de 0 à 4 ans. Les types de blessures recensés chez les enfants sont généralement très graves et conduisent parfois au décès de la jeune victime : 80 % des cas des décès suite à un accident par morsures recensés.
Partant de ce principe, un Jagdterrier ou un teckel (chiens qui ont déjà tué) peuvent également être dangereux pour 82 % de la population victime de morsures.

11. Que pensez-vous de l'obligation de suivre un cours pratique d'éducation avec chaque chien d'une race potentiellement dangereuse ainsi que de subir un examen de vérification des compétences ? (art. 29)

Comme expliqué précédemment, il est illusoire de penser que seules 12 ou 14 races (sur 355 existantes) peut créer des dommages aux humains, aux animaux ou matériels. Sachant que plus du tiers des chiens pèsent plus de 20kg, que 75 % des chiens en Suisse sont des bâtards.

Les raisons pratiques invalidant une telle discrimination raciale canine sont nombreuses. Il n’existe aucun test pour déterminer la race d’un chien et encore moins de son croisement. Un dogo canario peut très bien être enregistré comme shar-peï croisé labrador (par exemple). Il est évident que de ce fait :

- Il n’y aura au final que des chiens croisés, en lieu et place de chiens avec un pedigree permettant un contrôle de la race par la SCS (ce qui est déjà effectif depuis longtemps).
- Et quel agent de police, douanier, etc. sera-t-il capable de déterminer si tel ou tel chien appartient à telle ou telle race ?

A notre connaissance, aucun accident grave ou létal survenu en Suisse n’est le fait d’un chien issu d’un élevage reconnu (auquel nous sommes acquis, ainsi que pour une extension de la notion d’éleveur, comme expliqué dans la question suivante).

Nous sommes donc totalement opposés à cet article et le remplacerions par :

Art. 29.1. Tout nouveau propriétaire de chiot est astreint à suivre des cours de socialisation auprès d'une structure reconnue par les Offices Vétérinaires Cantonaux.
2. Toute personne adoptant un chien auprès d'une Société Protectrice des Animaux se doit de suivre des cours d'éducation, soit auprès de cette société si elle possède une structure d'éducation, soit auprès d'une structure qu'elle pourra recommander.

12. Que pensez-vous des mesures relatives à la surveillance des nichées pour certaines races de chiens potentiellement dangereux? (art. 31 à 33)

Nous sommes d’accord avec cet article, pour autant qu’il s’applique à toutes les races de chiens et leurs croisements.
Étant démontré que la totalité des accidents graves arrivés durant les 10 dernières années sont le fait de chiens dits « de caves » ou « familiaux/de ferme » (à notre connaissance), le contrôle de l'élevage doit se faire à l’échelon de toutes les races et de tous les bâtards.
Ceci tient en 4 points :
1. Obligation d'annoncer une portée dans les 10 jours suivant la naissance, quelle que soit la race ou le croisement.2. Suite à l'annonce de la portée, contrôle de cette dernière par l'Office Vétérinaire Cantonal.3. Sanctions sévères si l'annonce n'est pas faite.4. Est considéré comme éleveur quiconque possède une chienne gestante ou ayant mis bas.

13. Que pensez-vous de l'augmentation de la fourchette des montants de la taxe des chiens
arrêtés par les communes et de la part versée à l'Etat? (art. 49, al.1 et 53, a1.1)


Nous sommes d’accord avec l’alinéa 1 de l’article 49. En revanche, nous estimons que l’alinéa 2 permet tous les excès concernant la fixation de la taxe des chiens par les communes. En particulier, nous n’admettons pas de devoir payer une taxe en fonction de la race du chien. Qu’il soit petit ou grand, un chien occasionne les mêmes frais pour la communauté. A moins que l’on souhaite introduire une taxe dissuasive !


14. Autres remarques et commentaires.

En pièces jointes : « Mesures au niveau Suisse » et « Appréciation du G.S.A.M., article par article »


Personne, instance ou groupement consulté: Groupe Suisse des Amis du Molosse

Date et signature : Le ….. Novembre 2007