Communiqué du GSAM suite aux remises de peines dans le procès d'Oberglatt

Le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) avait pris connaissance avec indignation de la décision prise par le tribunal zurichois de renoncer à l’interdiction de possession de chiens à l’encontre du propriétaire des chiens dans le drame d’Oberglatt de 2005.
Le G.S.A.M. est de plus encore indigné que ce propriétaire puisse avoir l’outrecuidance de faire appel… et d’avoir en partie gain de cause…

Etant moi-même père d'un garçon de 4 ans et d’une petite fille de bientôt 2 ans, je me pose la vraie question : pourquoi ne parle-t-on pas du véritable assassin dans la mort tragique du petit Süleyman ? Et dans les autres cas impliquant un chien ayant une mauvaise réputation ?

En effet, En 2001, l’accident survenu avec 3 chiens qui ont agressé sévèrement une jeune fille à VilleNeuve (VD), impliquait des chiens dont avaient dû s’occuper 3 polices municipales différentes, sans qu’aucune mesure n’ait été prise. En 2005, à la suite de l’accident mortel d’Oberglatt (ZH), des mesures avaient été réclamées. De nouvelles dispositions légale, essentiellement répressives, ont été exigées en arguant que de tels drames ne doivent plus se reproduire. En réalité, la législation existante au moment de l’accident d’Oberglatt aurait permis d’éviter un tel malheur si elle avait été appliquée. Il s’avère en effet que les agissements du détenteur incriminé et ses chiens avaient précédemment déjà été dénoncés aux autorités. En vertu du droit existant, celles-ci avaient alors la possibilité d’intervenir ; ce qu’elles n’avaient apparemment pas fait…

Nous sommes de tout cœur avec les parents et alliés des victimes de morsures graves canines et regrettons que depuis le temps passé, nul n’ait encore compris que le problème réel est bel et bien…le maître, pas le chien…


Pierre Boegli
Président