Applique dentaire canine

Quatre ans avant le jour du tragique accident d'Oberglatt, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) avait déjà défendu une position claire.

Toutes les mesures qui peuvent réellement améliorer la sécurité de la population vis-à-vis des chiens, de tous les chiens, doivent être soutenues ; pour autant qu'elles soient réalisables dans la pratique et non discriminantes.

Dans ce contexte, le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) soutient l’applique dentaire de M. Saciri, en particulier sa conception et sa praticité, et veut par ce soutien sensibiliser et responsabiliser tous les détenteurs de chiens.

L’association est évidemment et éminemment plus que sensible à la détention des chiens ; car, en ces temps de psychose canine découlant du drame que fut l’accident d’Oberglatt, le pragmatisme doit prendre le pas sur l’émotionnel.

Le nombre de cas d’attaques mortelles étant resté pratiquement constant au cours des 30 dernières années en Europe, le potentiel de dangerosité des chiens ne peut être défini par une liste de races, de taille ou de poids. Car beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte dans la détermination de la dangerosité potentielle de l’association « chien-détenteur » (la sélection dans l’élevage, la manière dont les chiots ont été élevés, la détention, l’éducation du chien, les particularités du détenteur, les épisodes de menaces, les circonstances de l’accident, etc.).
En fonction de la combinaison de ces différents facteurs, de très nombreux types de chiens peuvent représenter un potentiel de dangerosité considérable pour l’être humain car, l’instinct d’agression et de prédation relève du comportement normal d’un chien. En effet, beaucoup de facteurs déterminants (inhibition de la morsure, socialisation, autocontrôles) sont acquis et non déterminés génétiquement. Il est également à relever, qu’au cours des siècles de vie commune avec le chien, l’homme a utilisé, entretenu et favorisé de manière ciblée tout ou partie du comportement d’agression ou de prédation au sein de nombreux types de races, et que nous avons la capacité de contrôler - comme c’est le cas actuellement - la population canine au sein même des villes par le biais de l’ordonnance fédérale sur la protection des animaux. L’obligation de suivre des cours, les contrôles vétérinaires des offices cantonaux et des forces de l’ordre y concourent, certes, mais également l’usage de l’applique dentaire qui, à mon avis, représente une avancée significative dans la prévention des morsures canines.


Pour le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)
Pierre Boegli, Président