L’affaire de l’enfant prétendument mordu le 9 décembre 2009 à Préverenges.

Courrendlin, le dimanche 7 mars 2010


Concerne : L’affaire de l’enfant prétendument mordu le 9 décembre 2009 à Préverenges.

Madame, Monsieur,

Je me permets au nom du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) de vous écrire concernant l’affaire du petit Bléon, enfant blessé à Préverenges le 9 décembre 2009, en réponse aux allégations proférées contre le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) et certaines personnes pragmatiques qui n’ont pas voulu croire en cette nouvelle controverse crasse et inique.

Dès le début de la polémique mise en œuvre par certains « dits » journalistes, plus à même à écrire des billevesées nauséabondes et populistes dans certains journaux qu’à faire un travail d’investigation quand il s’agit d’un accident canin, ces mêmes journalistes profèrent des mensonges qui alimentent encore un peu plus la psychose canine qui sévit depuis quelques temps, tout en voulant discréditer l’association que nous sommes.
De plus, en voyant la mère à la télévision le soir du 3 février 2010, on pouvait à juste titre se méfier et penser avec raison que ce simple accident allait engendrer un procès pugilatoire d’une race canine et à ceux qui défendent le chien pour ce qu’il est : un compagnon et un allié de l’homme depuis des siècles.

Les dires de la mère de l’enfant accidenté étaient prévisiblement et en tous points de vue erronés.
La logique la plus simple permet de comprendre qu’un chien de bonne corpulence (pitbull ou tout autre chien du même gabarit), aurait fait bien plus de dégâts qu’une ecchymose en dessus de l’œil s’il avait réellement mordu.
En effet, à l'hôpital, si quatre plaies bénignes sont soignées, aucune lésion à l'œil n’est constatée. L'enfant est renvoyé à la maison. Mais bien évidement, il serait dommage de laisser penser qu’un pitbull puisse être certes, brusque, mais pas un tueur d’enfant...il faut continuer l’acharnement médiatique et pousser le bouton de la peur et de la cynophobie à son paroxysme chez les béotiens!


Le chien a voulu lui « dire bonjour »… on en fait un cerbère assoiffé de sang !
Oui, un chien ne devrait pas se dresser sur une poussette ou même sauter sur les gens, même pour témoigner de l’affection, mais beaucoup de chiens le font et sautent parfois sur les gens pour leurs faire la fête, non pas par agressivité ou pour mordre, mais naturellement, comme avec leurs congénères.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la police voyant que la blessure de l'enfant était sans gravité et, que le chien étant joueur et pondéré, qu’ils l'ont rapporté à sa propriétaire.
Si la police avait jugé que le chien avait mordu ou, que la blessure était grave, de plus encore sachant que le chien était listé comme « chien dangereux » dans le canton de Vaud, ils l'auraient confisqué sans ménagement et sans autre discours.

Ce n'est que quarante-huit heures après ces événements, alors que le bébé est à nouveau pris en charge par l’hôpital suite à une infection, que le terme de morsure est employé pour la première fois, par le médecin en charge de l’enfant, soi-disant pour faire de la prévention... donc on séquestre le chien d’une dame et de ce fait, on relance une nouvelle « chasse aux sorcières » juste par prévention ? Je crois qu’on atteint là le paroxysme de la bévue gratuite et abjecte.

Le juge d'instruction en charge de l'affaire dit encore dans « le Matin Dimanche » du 7 mars : “On n'ose imaginer ce qui se serait passé pour Bleon si Baxter (le chien) avait vraiment attaqué...”
C’est un fait, si chacune des griffures faites par des chiens se transformaient en attaques prédatrices, quelle hécatombe journalière vivrions-nous !

Mais peut-être est-il utile de rappeler qu’un chien ne mord jamais sans raison et, moins encore si rien n’a été fait pour l’y pousser !

Pour finir, on peut remarquer que l’émotionnel et le sensationnalisme primes une fois de plus dans une certaine presse et chez certains politiques, plutôt que le pragmatisme et l’investigation avant d’écrire et dire des choses erronées et approximatives.



Mais comment se fait-il me direz-vous alors qu’on ne puisse pas sortir du carcan pithiatique de la cynophobie simpliste ?

Car à force de vouloir des lois « anti-chiens », on voit ce qui se passe avec les SPA des cantons pratiquant la discrimination canine et, qui va payer au bout du compte ?

Nous, simples citoyens n’ayant pas voulu ces lois !

Il est évident que le Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.) ne pouvait rester insensible à cette affligeante et honteuse affaire, ce pourquoi je me permets de vous communiquer cette missive.

En vous remerciant de votre attention, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.



Pierre Boegli

Président du Groupe Suisse des Amis du Molosse (G.S.A.M.)